Résumé

Karl Hillebrand La France et les français pendant la seconde moitié du XIXe siècle… (1880)

Que les meilleurs parmi les Français soient des idéalistes rationalistes à la Rousseau lorsqu'ils ne sont pas des sceptiques spirituels à la Montaigne, il n'y a pas à en douter; c'est même ce que fut toute la nation, aussi longtemps que dura la période naïve de sa vie politique moderne, c'est-à-dire jusque vers 1840. Le danger était que son idéal si crelix et si superficiel fut si saisissable pour la médiocrité qui est partout la majorité, si accessible à la demi-culture qui, dans notre siècle plus que jamais, se presse au premier rang.
Source : Gallica

Karl Hillebrand La France et les français pendant la seconde moitié du XIXe siècle… (1880)

Comme le goût des voyages de l'Allemand ne va pas au caractère français et l'émigration encore moins, Paris, est pour le Français son Italie, sa Suisse et aussi son Amérique.
Paris est l'école des talents trop bons pour le dressage prévu de l'État; c'est la maison de plaisir intellectuel où l'épicurien de haute culture, qui languit en province, vient satisfaire ses besoins les plus raffinés; c'est le far-west où tous ceux qui ont à conquérir une position, par leur courage, leur énergie, leur talent seuls, viennent tenter la fortune.
Source : Gallica

Karl Hillebrand La France et les français pendant la seconde moitié du XIXe siècle… (1880)

La religion du Français est, tout aussi bien que sa moralité, une affaire de raison ; une manière correcte de vivre est le criterium de l'une, comme l'observance extérieure celui de l'autre. Le vrai Germain place la foi au-dessus des œuvres ; pour lui, les œuvres n'ont quelque mérite que si elles sont l'expression de la foi. Aux yeux du Français, l'utilité générale de l'acte passe avant la pureté de l'intention; au fond, sa morale se borne au simple : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît. »
Source : Gallica

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