Résumé

Meusthal Opinions et préjugés en France… (1874)

Cette religion, propre à l'individu, me semble, comme celle de l'honneur, répugner à une discipline formaliste. Dieu unique, juste et non impitoyable, l'immortalité de l'âme, la tolérance, la haine de l'égoïsme et de l'injustice, l'amour de la vérité, tels sont les principaux enseignements d'une religion, qui se prête si bien aux inspirations du coeur, qui ne troublé jamais l'ordre établi par la loi, ni la liberté des sociétés religieuses, et qui admet, comme Erasme, cette magnifique pensée « que l'univers est un vaste monastère où tous les hommes sont frères. »
Source : Gallica

Meusthal Opinions et préjugés en France… (1874)

Quelle intrigue pourrait rendre de tels hommes sourds à la voix de la patrie ?
L'heure a sonné où les systèmes particuliers doivent enfin céder à l'oeuvre du salut public. L'épargne est à reconstituer, la misère est pressante ! Et l'armée? Et le trésor? Que dire encore, quand la haine de peuples voisins nous soupçonne et nous enveloppe, quand la trahison peut-être s'agite ou veille à nos portes?
Chacun réclame la simplicité et le bon sens : la faveur de l'opinion ne doit appartenir, et déjà n'appartient qu'aux hommes de progrès dont l'esprit se distingue par la sincérité et la fermeté.
Source : Gallica

Meusthal Opinions et préjugés en France… (1874)

Les Français ne comprennent pas l'honnêteté vraie sans la liberté que les habitudes nationales comportent ; cette idée les entête même jusqu'à l'exagération.
Certes, le rôle des femmes est de se vouer d'abord aux soins de la famille, de garder le foyer dont la chasteté leur est plus particulièrement confiée, d'éviter les agitations extérieures que leur présence ne peut qu'augmenter. C'est en s'attachant strictement aux devoirs de la maternité, c'est en se maintenant simple et bonne que la femme assure, avec sa propre moralité, celle de la famille, et par suite celle de la nation.
Source : Gallica

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