Valérie Feuillet

Résumé

Valérie Feuillet Souvenirs et correspondances (1896)

Dans le plus grande émotion, mon mari écrivit à la malheureuse Impératrice, qui gravissait ce nouveau calvaire :
« Madame, » Devant votre suprême affliction, je cherche vainement des paroles, je ne trouve que des larmes. Quelles paroles humaines contre un tel coup, contre une si incomparable douleur, la plus grande qu'ait jamais éprouvé le cœur d'une mère, d'une veuve, d'une reine!
» Ahl madame, comme nous l'aimions nous aussi. Il s'était montré le cher ami de nos fils.
Ces enfants comme leur mère et comme moi,
sentent toute la rigueur affreuse de leur perte.
Source : Gallica

Valérie Feuillet Souvenirs et correspondances (1896)

En reportant mes regards vers les salons bouleversés, vers les
places vides, vers cette cheminée où j'avais vu les bons feux d'hiver et les amis groupés autour, mon cœur se sentit défaillir, mais j'arrêtai cette faiblesse. Il me semblait que tout mon courage se fût noyé dans une larme !
Lorsque la maison fut réveillée, j'appelai les domestiques, les priant de veiller sur mon mari et sur tout ce que j'abandonnais. Ces pauvres gens ne pouvaient cacher leur émotion ; d'une voix entrecoupée par les larmes, ils me juraient un dévouement sans bornes, un fidèle souvenir.
Source : Gallica

Valérie Feuillet Souvenirs et correspondances (1896)

Il aima ses enfants et m'aima un peu moi-même.
Que de fois je lui ouvris mon cœur de mère, dans la paix de son cloître ou sous les ombrages de son beau parc. Je le vois toujours, marchant à mes côtés, dans sa cape blanche, avec sa canne et son cache-nez rouge dont les bouts flottaient comme l'écharpe d'un toréador. Il me parlait aussi avec confiance, de ces jeunes vies qu'il créait et qui étaient l'intérêt puissant de son cœur.
Lui, n'avait pas été inquiété par la Commune, mais un de ses professeurs, le père Rouxelin, avait échappé par miracle au massacre qui fit tant de martyrs.
Source : Gallica

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