Valérie Feuillet, Quelques années de ma vie (1908)
“ La mort était là , à mes côtés , et cette mort qui me faisait libre , tout en me remplissant d' une respectueuse terreur , me jetait dans de poétiques rêveries . Ma pensée cherchait dans le ciel semé d' étoiles , l' avenir qui m' était réservé ; j' y voyais une vie nouvelle , une jeunesse triomphante , une gloire dont je jouirais sans entraves . Je me voyais pour jamais dans ce beau Paris avec un mari sans esclavage , se donnant entièrement à son talent et à moi . ”
