Gabriel Franay

Résumé

Gabriel Franay Mon chevalier... (1896)

Là-Haut, la terre est couverte d'un gazon court et parfumé, rempli de serpolet, et, dans les coins bien abrités, la terre est toute rouge de fraises exquises. Nous nous sommes amusés comme des enfants.
« Il faut profiter de ce beau temps, me dit Renaud. Viens demain avec moi dans la forêt, je veux te la montrer pendant que les feuilles sont encore toutes jeunes et transparentes ; plus tard, si la pluie n'arrive pas, ce sera moins frais.
— Je ne demande pas mieux; justement Légère doit faire la lessive demain; elle sera bien aise d'être débarrassée de moi. »
Source : Gallica

Gabriel Franay Mon chevalier... (1896)

Votre lit me plaît tout plein avec ses rideaux illustrés, et ce charmant bahut! Mais, dites-moi, est-ce par amour pour la couleur moyen âge que les livres sont ainsi expulsés? Je n'en vois nulle part. Voulez-vous ressembler à une dame châtelaine ignorante?
— Oh! non, je suis une châtelaine lettrée et j'ai beaucoup de livres ; seulement, comme il n'y avait point de bibliothèque, je les ai serrés dans l'armoire.
- Elle est superbe, votre armoire. Mais, que vois-je? s'écria Marguerite en montrant mon berceau d'un air épouvanté, que comptez-vous faire de cela?
Source : Gallica

Gabriel Franay Mon chevalier... (1896)

Bonne grand'mère! il fallait vraiment qu'elle eût bien à cœur de faire plaisir à sa mauvaise petite-fille, car elle ne recevait jamais personne, et je savais bien que Berthe et surtout son mari lui plaisaient encore moins qu'à moi.
« Berthe est une drôle de petite femme, elle a un singulier genre, mais je la crois bonne en dépit de ses petits travers, dit grand'mère avec plus d'indulgence qu'elle n'en montrait habituellement pour ma cousine, et à ton âge, on n'y regarde pas de si près, on aime toujours à voir des personnes jeunes et gaies, c'est tout naturel. »
Source : Gallica

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