Gabriel Franay

Élements biographiques

Gabriel Franay Les mémoires de Primevère (1898)

« Nous avons mis le couvert avec tante, venez vite! Est-ce que ma petite femme est prête?
maman. Oh! qu'elle est belle! Elle est un peu vivante, n'est-ce pas?
— Je le crois vraiment, répondit Odette, regardez-la, Ghislaine, et dites-moi si ces petits yeux ne me regardent pas réellement, si cette bouche n'est pas toute prête à me parler. Elle est bien vivante, ma Primevère, et cela ne m'étonne pas, je l'ai tant aimée.
— Je l'aime aussi », dit gravement Roland, et, s'approchant de l'éblouissante mariée, il lui donna un tendre baiser qui la fit tressaillir de bonheur.
Source : Gallica

Gabriel Franay Mon chevalier... (1896)

« Là, regardez, Milande, n'est-il pas charmant?» Milande serre son petit Renaud sur son cœur et moi avec, et nous embrasse tous les deux. Je la laisse à ses transports et je vais rejoindre les hommes, qui ont fini leur partie. Le père lit le journal et Renaud me propose une promenade que j'accepte avec joie.
« Allons dans les bois, voulez-vous? je ne les ai encore vus qu'en voiture. »
Renaud ne demande pas mieux que de me faire admirer sa forêt dont il m'a tant parlé. Nous suivons la grande route et nous nous enfonçons entre les deux montagnes sombres que l'on voit de nos fenêtres.
Source : Gallica

Gabriel Franay Les mémoires de Primevère (1898)

Je suis une poupée-petite-fille de dix à douze ans. J'avais déjà cet âge lorsque je suis venue au monde, et je le conserverai jusqu'à ma mort, même si l'on ne me casse que dans bien longtemps, bien longtemps. A cent ans, je serai toujours une poupée-petite-fille, de même qu'une poupée-dame, n'eût-elle que huit jours, porte des robes à queue et qu'un bébé, fût-il âgé de vingt ans, reste toujours un bébé et continue à boire son biberon dans les bras de la fille de sa première petite mère, tandis que celle-ci berce des
bébés vivants.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature