Gabriel Franay

Résumé

Gabriel Franay Les mémoires de Primevère (1898)

« Nous avons mis le couvert avec tante, venez vite! Est-ce que ma petite femme est prête?
maman. Oh! qu'elle est belle! Elle est un peu vivante, n'est-ce pas?
— Je le crois vraiment, répondit Odette, regardez-la, Ghislaine, et dites-moi si ces petits yeux ne me regardent pas réellement, si cette bouche n'est pas toute prête à me parler. Elle est bien vivante, ma Primevère, et cela ne m'étonne pas, je l'ai tant aimée.
— Je l'aime aussi », dit gravement Roland, et, s'approchant de l'éblouissante mariée, il lui donna un tendre baiser qui la fit tressaillir de bonheur.
Source : Gallica

Gabriel Franay Les mémoires de Primevère (1898)

Elle était peut-être moins rose, et son visage avait une expression plus sérieuse et plus tendre qu'autrefois et qui la faisait ressembler à la sainte Vierge que la poupée avait vue dans son rêve de Noël.
« C'est parce qu'elle a un petit enfant maintenant, pensa Primevère; toutes les mamans bonnes et tendres ressemblent un peu à la Vierge, j'ai remarqué cela. Chère petite sœur, elle ne rit plus comme autrefois, mais elle parait heureuse, et cela ne m'étonne pas. Quelle bénédiction que cet amour de bébé! »
« Donne-la-moi, dit Odette, que je l'embrasse aussi. »
Source : Gallica

Gabriel Franay Les mémoires de Primevère (1898)

« C'est maman, ma petite maman! fit-elle à demi-voix; n'est-ce pas qu'elle est bonne? On dirait une de ces belles et bonnes fées qui viennent au secours des petites filles malheureuses et les consolent. Je voudrais bien lui ressembler, mais je ne suis pas pareille du tout : on dit que je tiens de grand'mère et de papa. C'est Olivier qui ressemble à maman; s'il coupait ses moustaches, on pourrait s'y tromper. Vois comme il a bien les mêmes yeux. Ah! mon pauvre papa le disait souvent. »
Odette poussa un gros soupir, se frotta les yeux, et referma l'écrin.
Source : Gallica

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