Madame Camescasse

Résumé

Madame Camescasse Souvenirs de Madame Camescasse… (1924)

Après mes parents, ma grand'mère et ma tante Léonie, c'était une cousine germaine, Valentine Paix, qui avait la première place dans mon cœur d'enfant. Toutes deux du même âge, portant le même prénom, voisines à Douai et à Courchelettes, élevées dans les mêmes pensions, vêtues de toilettes semblables, nous ne nous quittions jamais. Les jours de congé nous les passions l'une chez l'autre. Ma cousine était, comme les Luce, grande et blonde, tandis que moi, vraie de Legorgue, j'étais le portrait de ma mère, comme ma fille Germaine était le mien.
Source : Gallica

Madame Camescasse Souvenirs de Madame Camescasse… (1924)

La semaine, vers quatre heures, tout Cuincy venait à Douai. Les voitures stationnaient rue de
Bellaing : cochers et valets à livrée verte, voitures vertes à roues rouges, attelées de chevaux superbes. La marquise entrait chez ses fournisseurs et menait ses invités entendre la musique sur la place Saint-Jacques. Un jour on alla tirlotter à la foire, et l'on gagna une soupière ! La marquise dit alors : « Une soupière, c'est pour mettre quelque chose dedans. » Elle la remplit d'objets à six sous et, appelant les gamins, leur dit : « Choisissez là dedans ce que vous voudrez. »
Source : Gallica

Madame Camescasse Souvenirs de Madame Camescasse… (1924)

Dans le grand salon, les fauteuils étaient disposés de façon à former de petits réduits séparés, où, parmi les vases de fleurs, les invités qui prenaient le café pouvaient avoir des apartés et causer intimement. Même quand elle n'avait pas de convives, la maîtresse de la maison, dont le goût sûr avait embelli ce rez-de-chaussée, descendait dîner en grande toilette. Le marquis, en habit, attendait les visiteurs du soir qui venaient de Douai impromptu, faire un domino ou jouer aux cartes. Chaque été, régulièrement, une quinzaine de personnes venaient par séries en séjour au château.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature