Jacques Boulenger, Les Tuileries sous le second Empire… (1932)
“ L' été était étouffant . Paris était morne . Le 1 5 août , jour de la fête de l' Empereur , fut lugubre . Aux Tuileries , on n' avait pas eu le loisir d' ôter les housses de toile que , chaque année , les tapissiers posaient sur les meubles pour l' été , et les grands salons gris et glacés étaient d' une tristesse navrante , avec leurs cheminées vides . Dans les appartements de l' Impératrice les bibelots étaient en place , mais les tentures de soie restaient encore couvertes de la perse à bouquets mauves dont on les voilait pour les protéger en l' absence de la souveraine . ”
