La Sylphide

Définition et enjeux

Jean-Bernard,  Françounil (1890)

“ La jeune artiste, la Sylphide, car c'était elle, secoua tranquillement la tête :
— Non, dit-elle.
— Ah ! tenez, prenez garde; vous jouez là un jeu bien dangereux. Vous restez insensible quand je vous parle de mon amour et de mon bonheur. Songez que tous les soirs, dans nos exercices, votre vie est entre mes mains et que, si je voulais, il me suffirait d'un geste pour vous briser, comme vous allez, tout à l'heure, briser vos œufs en jonglant sur le trapèze sous
lequel je vais vous tenir suspendue à cinquante mètres de hauteur.
”
Source : Gallica

la revue.,  Revue des Deux Mondes

“ Et dans la Sylphide, combien elle est adorablement touchante et gracieuse. C’est une âme qui flotte. C’est une flamme qui voltige. On ne lui fait pas, comme à ses compagnes, traverser l’air au bout d’un fil, et cependant, sans presque quitter la terre, elle plane bien plus haut qu’elles dans le ciel. Et quand elle danse, avez-vous bien regardé ses pieds si fins et si légers ? ”
Source : Wikisource

non signé,  Revue des Deux Mondes

“ Il est vrai que, dès qu’une autre s’en mêle, la sylphide cesse d’être la sylphide, ses ailes se détachent et tombent comme dans la pièce, lorsque l’écharpe magique l’enveloppe. La sylphide est invisible, elle est insaisissable, elle va et vient, entre et disparaît sans qu’on sache comment ni pourquoi, et flotte dans une atmosphère de brouillards, au-dessus de tous les autres personnages. Là est toute la grace, toute la fraîcheur, tout le charme de ce joli poème. À la place de Taglioni mettez Mlle Elssler, il n’y a plus de pièce possible. ”
Source : Wikisource

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