Jean-François Marmontel

Jean-François Marmontel

Résumé

Portrait de Jean-François Marmontel Jean-François Marmontel Nouveaux contes moraux , par M. Marmontel… (1765)

Je vous entends, dit Coraly en beissant les yeux ; je fuis pauvre & Nelson est riche ; mais mon malheur au moins ne me défend pas d'honorer , de chérir la vertu bienfaisante.
Si un arbre avoit du sentiment, il se plairoit à voir celui qui le cultive se reposer fous son ombrage , respirer le parfum de ses fleurs, goûter la douceur de ses fruits : je fuis cet arbre cultivé par vous deux , & la nature m'a donné une âme.
Juliette sourit de la comparaison ; mais bientôt elle lui fit sentir que rien ne feroit moins décent que ce qui lui sembloit si juste. Coraly l'écouta , rougit
Source : Gallica

Portrait de Jean-François Marmontel Jean-François Marmontel Nouveaux contes moraux , par M. Marmontel… (1765)

Le plaisir n'est-il pas un bien- fait ? Pourquoi le dérober à celui qui le cause? On feint d'en avoir avec ceux que l'on n'aime pas, & de n'en avoir l'as avec ceux que l'on aime ! c'est quelque ennemi de la vérité qui a imaginé ces mœurs là.
De semblables réflexions la plongeoient dans la mélancolie, & lorsque Juliette la lui reprochoit : Vous en savez la cause, lui disoit-elle : tout ce qui contrarie la nature doit l'attrister, & dans vos mœurs tout la contrarie.
Source : Gallica

Portrait de Jean-François Marmontel Jean-François Marmontel Nouveaux contes moraux , par M. Marmontel… (1765)

Elevée dans la simplicite d'une vie innocente & labarieuse, elle l'aimait elle la déteste : vous lui avez rendu insupportables le travail & la pauvreté : elle a perdu sa joie avec son innocence , & il ne lui est plus permis de lever les yeux sans rougir. Mais ce qui me désespere , ce que je ne vous pardonnerai jamais, vous m'avez fermé le cœur de ma fille ; vous avez éteint dans son ame les sentimens de la nature
Source : Gallica

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