Jean-Bernard, Françounil (1890)
“ Pierre resta seul, navre. Le jeune homme se sentit faiblir ; en devenant joueur, il était aussi devenu paresseux, et l'orgueil n'avait pas tardé à lui pousser. Il fut abattu toute la journée. Quoi ! se disait-il, hypothéquer ce petit domaine des Estivandiers, qu'il se souvenait avoir vu travailler par son père avec tant d'ardeur, que sa mère elle-même avait fouillé à coups de pioche en tous sens, ce domaine où il avait été si heureux, tant que la folie du jeu ne l'avait pas empoigné, ce n'était pas possible, c'était plus fort que lui. ”
