Amédée Achard,
Les campagnes d'un roué
(1877)
“ Du pavillon de la rue Pigalle, il passait quelquefois à l'hôtel de la rue Blanche après avoir traversé le boudoir de la rue Chaptal. Les meubles, la décoration, le luxe se ressemblaient; presque aussi le langage, la toilette, les habitudes. On avait les mêmes distractions et le même carrossier. Madame Colombey, Pulchérie et la Madone se rencontraient dans des avant-scènes voisines. Leurs dentelles et leurs bijoux se valaient. Quelquefois leurs robes se touchaient par la manche. Il était impossible de savoir chez laquelle on voyait le plus de monde, laquelle avait la vie la plus dissipée. ”
