Histoires de la rue (4e éd.) (1929)
“ Le taxi traverse à fond de train la ville plongée dans les ténèbres, heurte un réverbère. Fracas de vitres brisées ; pneus qui éclatent. Gémissements. Le chauffeur est indemne. Le client est criblé d'éclats de verre ; il étanche avec son mouchoir le sang qui l'aveugle et maudit la destinée. Où est-il ? Que devenir ? Impossible d'aller à son dîner avec une figure de champ de bataille. Rentrer chez lui ? Oui, mais comment ? L'avenue est déserte. Soudain, un ronflement de moteur. Une voiture arrive. C'est un taxi. Gestes de naufragé du monsieur pour appeler le chauffeur, qui s'arrête. ”
