Résumé

Histoires de la rue (4e éd.) (1929)

Le taxi traverse à fond de train la ville plongée dans les ténèbres, heurte un réverbère.
Fracas de vitres brisées ; pneus qui éclatent. Gémissements. Le chauffeur est indemne. Le client est criblé d'éclats de verre ; il étanche avec son mouchoir le sang qui l'aveugle et maudit la destinée.
Où est-il ? Que devenir ? Impossible d'aller à son dîner avec une figure de champ de bataille. Rentrer chez lui ? Oui, mais comment ?
L'avenue est déserte. Soudain, un ronflement de moteur. Une voiture arrive. C'est un taxi. Gestes de naufragé du monsieur pour appeler le
chauffeur, qui s'arrête.
Source : Gallica

Histoires de la rue (4e éd.) (1929)

Collision Deux voitures se rencontrent à un coin de rue assez encombré ; leur chemin se coupant, il faut que l'un des deux cochers cède le pas à l'autre : l'une des deux voitures est un fiacre, le dernier fiacre peut-être de Paris ; l'autre est, mon Dieu, oui, un corbillard. Le cocher de fiacre, sans se soucier du corbillard — qui est pourtant à sa droite — continue sa route, fouettant Cocotte ; le conducteur du corbillard, sans se soucier du fiacre — qui est pourtant à sa gauche — poursuit son chemin, excitant ses chevaux d'un coup de rênes sur le cou. L'inévitable se produit.
Source : Gallica

Histoires de la rue (4e éd.) (1929)

Au carrefour de la Madeleine, l'autre jour, un taxi arrivant à toute allure allait prendre le boulevard des Capucines quand surgit derrière une voiture de maître en station un minuscule tri-porteur sur lequel se dégingandait un petit microbe de rien du tout. Le taxi allait passer dessus le tout : tri et microbe, quand d'un brusque coup de volant et coup de frein combinés, le chauffeur, pâle de peur, parvint de justesse à épargner le gosse.
Source : Gallica

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