Jean Richepin,
Paysages et coins de rues
(1900)
“ Le jaune des becs de gaz y pique ses rehauts de cuivre et d'or. Autour d'eux, la brume s'échauffe, se volatilise, se paillette, chatoie. Cela fait un nimbe délicat dont le bord va se fondant dans une teinte opaline, avec des dégradations insensibles, par une sorte de pointillé à la manière noire. Néanmoins, c'est triste encore. Le brouillard ne saurait être joyeux. Et, en somme, la flamme des becs de gaz, dans sa lanterne de verre, au milieu de ces ténèbres, fait songer à un papillon qui agoniserait dans une cage, au fond d'une cave enfumée. ”
