“ On frappe à la porte ; l’empressement que l’on met à nous ouvrir nous étonne ; ce n’est pas la coutume des maisons douteuses. Nous entrons... la portière est une jeune sœur qui, le sourire sur les lèvres, demande avec grâce et modestie ce qu’elle peut faire pour nous servir. ”
Portière
Définition et enjeux
La portière, tissu recouvrant un panneau de porte ou fermant une ouverture, a longtemps marqué l'architecture et la vie quotidienne en Europe. Originaire d'Asie, elle s'est imposée comme élément décoratif et utile, notamment durant l'époque victorienne, avec des matériaux épais comme le velours ou le brocart.
Dans la littérature, des auteurs comme Alfred Delvau la dépeignent comme une figure soumise, tandis qu'Arnould Frémy en fait une image sociale, illustrant les clichés des métiers modestes. Ivan Tourgueniev, quant à lui, en fait un détail narratif précis, soulignant son rôle pratique. Ce mélange de praticité et de symbolisme en fait un objet à la fois technique et culturellement chargé.
Citations sur la portière
Alfred Delvau,
A la porte du paradis ; Ma première leçon de boxe…
(1892)
“ La portière — une brave femme comme le bon Dieu ne veut plus en faire — allait et venait autour de ce petit monde immobile comme dans l'attente d'un grand événement, attachant au cou de chacune, en guise de serviette, une loque blanche ou un mouchoir de poche, et leur recommandant à toutes de ne pas manger trop goulûment, de peur de mal. ”
Hugues Le Roux,
Confidences d'hommes (4e édition…
(1894)
“ Pas un chasseur, pas un chien ne descendit du train. En revanche, à la portière d'un wagon de seconde classe, j'aperçus une figure connue : — Thérèse! m'écriai-je. La tête s'encadra dans la portière, un chapeau et un voile blanc, une plume blanche, toute mousseuse, une robe d'un bleu cru, comme en portent dans le peuple les enfants voués ”
Arnould Frémy, Paris-portière, [Par T. Delord…
“ On peut avoir une portière à chien, une portière à chat, voire même une portière à geai, pie ou corbeau; mais si à cette demande redoutable : Portet-elle un chapeau ? l'épicier répond par l'affirmative, fuyez jusqu'au bout du monde ! Mieux vaut être logé dans un appartement dont toutes les cheminées fument, où l'on a pour voisin de droite une femme qui joue du piano, et pour voisin de gauche un monsieur qui joue du piston, que d'élire domicile dans la maison d'une portière à chapeau. ”
Henri de Pène,
Paris mystérieux, par Manè
(1861)
“ Une portière ne voit rien de drôle dans les commérages d'une autre portière. Henri Monnier passe, photographie le dialogue de ces cancanières homériques, et voilà un groupe devant lequel le monde éclate de rire. ”
Arnould Frémy, Paris-portière, [Par T. Delord…
“ Un père aime ordinairement que ses enfants lui succèdent; le portier frémit de la tête aux pieds rien qu'à cette idée. Le premier soin de la portière et du portier est de faire prendre la loge en horreur à leur progéniture. Sois lingère, modiste, fleuriste, grisette, lorette. 0 ma fille, sois tout ce que tu voudras, mais non pas portière ! Fais-toi pitre, acrobate, hercule du Nord si tu as les reins solides, il n'est pas de métier au-dessous du métier do portier. ”
Aurélien Scholl,
Paris en caleçon
(1887)
“ Observez la portière qui vous remet une carte ordurière ou simplement injurieuse. Sa démarche a une solennité inaccoutumée ; son pas est lent et mesuré. Elle vous regarde en dessous, elle cherche à « éclairer sa religion ». Puis, elle examine sur votre physionomie l'effet produit. ”
John Grand-Carteret,
Napoléon en images : estampes anglaises…
(1895)
“ Tu ne peux te figurer quel est l'empressement des Anglais à examiner cette voiture; c'est une procession sans fin : hommes, femmes, enfants montent par une portière, posent un instant sur le siège du fond, et descendent par l'autre portière en se regardant alors avec un air de satisfaction. ”
Ivan Tourgueniev,
Eaux printanières
(1871)
“ Aussitôt des sonnettes tintèrent dans les couloirs et il y eut tout un remue-ménage parmi le personnel. Des valets en habit apparurent à l’entrée ; le portier brodé d’or sur toutes les coutures d’un coup de main ouvrit la portière. ”
Arnould Frémy, Paris-portière, [Par T. Delord…
“ Il n'a rien de commun avec les locataires qui le connaissent cependant sous ce nom : le mari de la portière. C'est un grand paresseux qui chôme saint lundi, saint mardi, saint mercredi, autant de saints qu'il peut dans la semaine. ”
Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy,
Encyclopédie méthodique
(1788)
“ L’objet de la portière est le plus souvent de garantir une pièce du vent ou du froid. Quelquefois ce n’est qu’un ornement. Chez les Anciens, les portières étoient souvent les seules clôtures des portes dans les intérieurs, et cet usage est encore général dans l’Orient. PORTIQUE, s. m. Ce mot, comme porticus, en latin, vient de porta, porte, d’où, comme nous l’avons dit à son article, s’est formé portail, mot qui exprime toute construction et décoration qui précède ou embellit les portes des édifices. ”
auteur:Judith Gautier, Lucienne
“ La portière était ouverte, elle essaya de descendre ; mais elle vit qu’elle ne le pourrait pas, qu’elle tomberait. Un employé vint à son aide, et, la voyant si affreusement pâle, la guida vers une voiture. ”
Arnould Frémy, Paris-portière, [Par T. Delord…
“ Il y a des portières qui, non contentes de faire le ménage de leurs locataires, se chargent encore de leur nourriture. Dans une loge de quatre pieds carrés une portière intelligente trouve le moyen de loger sa batterie de cuisine ”
Alphonse Daudet,
Le Petit Chose
“ De portière en portière, un homme allait, avec une petite lanterne, en criant: «Paris! Paris! Vos billets!» Malgré moi, je rentrai la tête par un mouvement de terreur. ”
Aide-mémoire à l'usage des officiers d'artillerie… (1880-1887)
“ Dans la portière de 3 bateaux : 2 bateaux sont accouplés ; la poutrelle du milieu est de 45 cent. en amont du crochet correspondant ; les poutrelles dépassent les plats-bords de 45 cent. ; le milieu de la longueur des madriers correspond à la poutrelle du milieu ; les madriers extrêmes arasent les poutrelles et sont cloués ; mettre des croisières. MONTER LA SONNETTE. — Assembler le patin et le dresser verticalement. Assembler avec la sole les jumelles et les bras. — Coiffer les jumelles avec le chapeau. Placer les poulies. Assembler le rancher. Dresser la sonnette. ”
“ C’t’égal ! quatre heur’ dans l’ chemin d’ fer, C’est long, quand on a rien à s’dire... La mer ! quand verra-t-on la mer ?... J’entends soudain crier derrière : Des mâts, un port ! Tout l’ mond’ met l’ nez à la portière. ”
Arnould Frémy, Paris-portière, [Par T. Delord…
“ On ne sait pas toujours ce qu'ils souffrent. TABLE. I. Les origines de la portière. 3 II. Si l'on naît portière G III. Où se recrutent les portières. 7 IV. La fille de la portière. .,. 10 V. Le fils du portier 13 VI. Portier, je veux de tes cheveux.. 16 VII. Parlez au portier., .,. 20 VIII. Les messages du propriétaire. 22 IX. Les locataires-liges. 25 X. La féodalité du cordon. 29 XI. Le vocabulaire de la portière. 32 XII. Des romans que lit la portière.. 35 XIII. La portière lit-elle les journaux? 37 XIV. M. Pipelet à la recherche d'une position sociale 39 , XV. Le mal de la loge. ”
Les Portiers de Paris. Esquisse parisienne… (1861)
“ Les portières sont en général très-patriotiques ; elles forcent leurs maris à monter la garde toutes les fois qu'ils sont de service. Il faut vous dire qu'une grande partie de la garde nationale est recrutée parmi les Portiers. ”
Arnould Frémy, Paris-portière, [Par T. Delord…
“ Il y a toujours parmi les locataires quelqu'un qui touche de près ou de loin à ces deux grandes carrières qui ont tant de ramifications, -tant d'embranchements. Le portier lui recommande son fils; on en fait d'abord un sauteruisseau, puis un commis et souvent un intéressé. ”
Théodore Pavie,
Récits de terre et de mer, par Théodore Pavie
(1860)
“ Voyez-vous, mademoiselle Margaret, ce grand cornet de fer-blanc? C'est un porte-voix : « Eh ! du navire ! eh ! » Voilà comment on crie en pleine mer, quand on veut engager la conversation avec un bâtiment que l'on rencontre. Je connais tout cela, moi, j'ai travaillé sur des ports de mer... Au bruit qu'il avait fait en criant dans le porte-voix, un officier de la Cérès sortit de sa cabine. — Qu'est-ce que vous faites ici? dit-il avec colère ; n'êtes-vous pas des passagers de l'entre-pont? Passez à l'avant du navire. ”
François-Xavier Garneau,
Voyages
“ Dans ce port on voit comme une forêt de mâts de navires, et ces navires sont si nombreux qu’à peine peut-on découvrir la mer qui les porte. Tous les citoyens s’appliquent au commerce et leurs grandes richesses ne les dégoûtent jamais du travail nécessaire pour les augmenter. ”
Victor Bérard, Revue des Deux Mondes
“ Un « bon port » (c’est le nom que le poète donne toujours aux mouillages phéaciens) homérique est presque le contraire de nos bons ports : sous un promontoire qui porte la ville, une petite crique suffit, à condition qu’elle soit bien couverte de la haute mer et qu’à l’intérieur du goulet elle renfle sa panse et présente sur la courbure de ses plages le maximum de dentelles, de festons et de petites anses, avec des pentes de sables pour recevoir les vaisseaux halés. ”
“ Il y a des moments où elle ne tient plus au sol... Elle vole, vole dans l’air comme un ballon... Nous serons au port, dans quelques minutes... à moins que nous ne soyons, gisant sur la route, broyés et le ventre ouvert !... Un port. Spectacle merveilleux que celui d’un grand port et toujours nouveau ! Monde effarant où tout l’univers tient à l’aise entre les docks d’un bassin, où, dans un prodige de couleur, s’entre-choquent les réalités implacables de l’argent, du commerce, de la guerre, et les féeries les plus délicieuses ! ”
Arthur Young,
Voyages en France en 1787, 1788 et 1789
(1794)
“ J’avais tant entendu parler des fameux travaux entrepris pour faire ici un port, que je ne voulais pas attendre un moment de plus pour les voir : le duc m’accorda un laissez-passer ; je pris un bateau et me fis conduire à travers le port artificiel formé par les fameux cônes. Comme ce voyage peut être lu par des personnes n’ayant ni le temps, ni le désir de chercher dans d’autres livres la description de ces travaux, je ferai en quelques mots une esquisse des intentions qui y ont présidé et de l’exécution qui a suivi. ”
Marcel Proust,
Sodome et Gomorrhe
(1921-1922)
“ Chaque port a bien la sienne, mais bonne seulement pour les marins et pour les amateurs de pittoresque que cela amuse de voir, tout près de l’église immémoriale, la patronne presque aussi vieille, vénérable et moussue, se tenir devant sa porte mal famée en attendant le retour des bateaux de pêche. ”
Charles de Massas, Études sur le Havre, ou Examen des divers systèmes proposés pour l'extension de ce port… (1838)
“ Vous le voyez port de mer et port de rivière, lié par la mer avec le monde, par la Seine et par le chemin de fer avec Paris. Vous savez que la pleine mer repose deux heures entières sur sa plage ; que sur sa rade s'élèvent des bancs solides, lieux de périls, aujourd'hui de refuge et de défense quand les hommes l'auront voulu ; qu'à la place de remparts inutiles, des bassins d'une éternelle utilité peuvent être creusés, et que, tandis que l'on néglige ces fécondes ressources, le commerce étranger multiplie les siennes. ”
Guy de Maupassant,
Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 24
(1908)
“ On pénètre dans l’avant-port, énorme bassin admirablement abrité où circulent, cherchant pratique, une flotte de remorqueurs, puis, après avoir contourné la jetée Est, c’est le port lui-même, plein d’un peuple de navires, de ces jolis navires du Midi et de l’Orient, aux nuances charmantes, tartanes, balancelles, mahonnes, peints, voilés et mâtés avec une fantaisie imprévue, porteurs de madones bleues et dorées, de saints debout sur la proue et d’animaux bizarres, qui sont aussi des protecteurs sacrés. ”
Auguste Laugel,
Revue des Deux Mondes
“ La grande place, plantée d’ormes, est entourée de boutiques où les fermiers de tout le pays voisin viennent faire leurs achats. Le port est encombré de sacs, de barriques, de caisses ; de toutes parts on amène des troupeaux qui montent sur les bateaux à vapeur du fleuve. ”
Valérie de Gasparin,
A travers les Espagnes : Catalogne…
(1869)
“ Les ouvriers du port, vêtus à l'africaine, leur toile blanche au vent, leurs grands yeux noirs en feu, leurs membres souples et bronzés, prompts au travail, poussent les tonnes, entassent les rails, transportent le bois d'ébène, le bois de campêche, ou bien assis jambes pendantes sur quelque poutre qui du bordage des navires s'avance en pleine eau, bercent leur rêverie d'une cantilène à cent couplets. ”
Camille Jacob de Cordemoy, Exploitation des ports maritimes (1909)
“ ART. 3. — Tout capitaine entrant dans le port doit, dans les vingt-quatre heures, remettre au bureau des officiers du port une déclaration écrite, indiquant le nom de son navire, celui du capitaine, celui de l'armateur ou du consignataire, le tonnage du navire, son tirant d'eau, son genre de navigation, la nature de son chargement, sa provenance, sa destination et le nombre d'hommes de son équipage. ”
Raoul Parmentier, Le discours de la navigation de Jean et Raoul Parmentier… (1883)
“ Le dit port est au milieu des montagnes, qui portent de grandes forests. Il y a bon port pour tous navires, et à l'entrée du port, il y a des battures du costé de l'est, et se faut prendre garde pour entrer dans le dit port; et quand vous estes à l'entrée du port, vous voyez un chasteau vieil deffait qui estoit une forteresse au temps passé. Il faut aller mouïller l'ancre au beau près de la dite forteresse, et les battures vous demeurent du costé de la mer. ”
Camille Jacob de Cordemoy, Exploitation des ports maritimes (1909)
“ Tout capitaine de navire de commerce, arrivant dans un port, doit, si son navire est porteur de poudre, d'artifices, de munitions de guerre ou de matières fulminantes, en faire immédiatement la déclaration aux officiers du port. ”
Charles Lenthéric,
Revue des Deux Mondes
“ Un port au moyen âge n’était pas seulement un havre naturel ou un bassin creusé de main d’homme destiné à abriter et à recevoir des navires, et disposé pour l’embarquement et le débarquement des marchandises ”
L.-F. Juillard, Souvenirs d'un voyage en Chine… (1869)
“ Le port est magnifique et parfaitement abrité. C'est là que les navires qui voyagent dans ces parages, vont se radouber. Dès qu'un bâtiment est aperçu en mer, on lui envoie un pilote pour le diriger, parce que l'entrée de la rade est souvent encombrée de bancs de sable. — 53 — Un petit bateau à vapeur va à l'entrée du port, remorquer les navires pour les conduire au mouillage, dans un endroit convenable, afin de ne point gêner la circulation. Les planteurs d'origine française ont conservé la langue et l'esprit de leur pays. ”
Émile Verhaeren,
Les Villes tentaculaires, précédées des Campagnes hallucinées
“ Son port est pluvieux de suie à travers brumes, Où le soleil comme un œil rouge et colossal larmoie. Son port est ameuté de steamers noirs qui fument Et mugissent, au fond du soir, sans qu'on les voie. Son port est fourmillant et musculeux de bras Perdus en un fouillis dédalien d'amarres. Son port est concassé de chocs et de fracas Et de marteaux tonnant dans l'air leurs tintamarres. Toute la mer va vers la ville! Les flots qui voyagent comme les vents, Les flots légers, les flots vivants, Pour que la ville en feu l'absorbe et le respire Lui rapportent le monde en des navires. ”
Congrès général du génie civil, Travaux préparatoires du Congrès général du génie civil… (1918)
“ Un port est une véritable usine de manutention, un organisme de suture entre les voies ferrées et les voies de navigation intérieure d'une part et les grandes routes maritimes de l'autre. Or, la valeur de cet organisme réside dans la disposition même des installations, dans le perfectionnement de l'outillage et dans la rapidité de toutes les opérations de transit, qu'il s'agisse de marchandises ou de voyageurs. ”
E. de Corgnac, Histoire de la marine française… (1879)
“ Ce qui n'est pas moins curieux à voir, c'est un port de commerce avec son peuple d'ouvriers et de matelots, avec ses navires en construction, ses navires armés ou désarmés, ses navires aux riches cargaisons, les uns en partance, les autres en déchargement. ”
Victor Hugo,
Les Travailleurs de la mer
“ Les navires, quand il y avait du vent d’est, prenaient volontiers ce parti qui, en outre, leur économisait les frais de port. Dans ce cas, les bateliers commissionnés de la ville, brave tribu de marins que le nouveau port a destituée, venaient prendre dans leurs barques, soit à l’embarcadère, soit aux stations de la plage, les voyageurs, et les transportaient, eux et leurs bagages, souvent par de très grosses mers et toujours sans accident, aux navires en partance. ”
Charles Baudelaire,
Œuvres complètes de Charles Baudelaire
“ Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. ”
Jules Lecomte,
Dictionnaire pittoresque de marine
(1835)
“ Un port de relâche est celui où l'on se rend pour réparer les avaries éprouvées à la mer, ou faire reposer l'équipage fatigué et souffrant. Port de destination, c'est celui où doit se rendre le bâtiment pour accomplir un voyage projeté.- Port se dit aussi pour exprimer le poids en tonneaux que peut porter un navire. — Port permis, c'est la quantité de marchandises ou de tonneaux que les officiers du commerce sont autorisés à embarquer pour leur compte sans payer de fret à l'armateur. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Barrer les chevaux. Voyez Barre. Barrer, signifie aussi, fermer, & se dit des ports & des passages. Un port est barré, quand on en empêche l’entrée, soit par des défenses publiques, soit en le bouchant avec des pieux, des navires ou du canon, soit enfin quand on l’assiége avec une armée navale. On barre les passages lorsqu’on les garde, & qu’on s’y retranche. ☞ Barrer le chemin à quelqu’un, dans le sens figuré, c’est l’empêcher d’avancer sa fortune, de réussir dans ses desseins. ”
