Valérie de Gasparin

Valérie de Gasparin

Résumé

Portrait de Valérie de Gasparin Valérie de Gasparin A travers les Espagnes : Catalogne… (1869)

Néanmoins la joie est saine, notre âme a soif de soleil, la royauté de Dieu raffermit notre foi. S'il fallait un Rédempteur sanglant à nos péchés, il faut un Sauveur triomphant à notre espérance, car nous sommes fils du ciel, faits pour la lumière, nous étouffons dans la nuit. Bien plus, nous avons besoin de voir une fois, de toucher, de recueillir en nous, ici-bas, les splendeurs de la gloire du Christ. Cela nous fortifie et cela nous donne courage. Nous l'avons tant contemplé chétif, honni, méconnu, blasphémé ; notre coeur se dilate au cri magnifique d'Israël : Hosannah ! fils de David !
Source : Gallica

Portrait de Valérie de Gasparin Valérie de Gasparin A travers les Espagnes : Catalogne… (1869)

Pour moi, je saisis les mains transpercées et victorieuses de mon Sauveur. Ses lèvres que la mort a pâlies se sont ranimées ; sa bouche, comme au matin de Pâques, alors qu'elle appelait Marie, sa bouche a prononcé mon nom. Maître ! je ne sais dire que cela, mais mon coeur est joyeux, car j'ai vu mon Rédempteur; je l'ai touché, lui-même et point un autre; son humanité glorifiée a secoué le linceulelle a franchi l'abîme, elle a conquis les cieux ; c'est bien tout entiers que le Seigneur nous prend avec lui, c'est tout entier qu'il marche avec nous ; je ne crains plus rien : Jésus est ressuscité!
Source : Gallica

Portrait de Valérie de Gasparin Valérie de Gasparin A travers les Espagnes : Catalogne… (1869)

Voilà comment la vie jette ses réalités à travers nos visions. On dirait un caillou lancé par quelque main brutale, qui vient déchirer une toile d'araignée tout irradiée de soleil. Ici, sous les orangers comme sous les ronces, on a faim, on est pécheur, on traîne un corps malade, le coeur souffre et l'humanité saigne. Si vous me donnez le paradis, donnez-moi l'existence renouvelée, sans cela j'aime autant la rigidité de nos pics, autant valent nos frimas; ils s'accordent mieux avec les conditions de notre pèlerinage court, douloureux et mauvais.
Mais nous allons à Xativa, vous l'ai-je dit?
Source : Gallica

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