Résumé

Portrait de Zacharie Astruc Zacharie Astruc Le Généralife : sérénades et songes (1897)

Nous vivons pourtant des miettes du hasard, avec les chiens et les oiseaux, et le hasard est roi d'Espagne. Nous sommes tous les jours ses convives, dans ce palais sans porte appelé la rue. Là, s'entend notre déplaisante musique que les prétendus heureux font semblant d'écouter quelquefois. »
« N'est pas mendiant qui veut ! Il faut savoir vivre et sourire, sans perdre ni la gaîté, ni l'espoir, ni le droit à l'amour. Nous sommes, icibas, pour faire croire aux heureux qu'il y a dans la vie deux portes ; mais la nôtre est celle par où passa Jésus, sans compter les petits dieux de tout genre. »
Source : Gallica

Portrait de Zacharie Astruc Zacharie Astruc Le Généralife : sérénades et songes (1897)

Toutes ferment à demi leurs yeux, comme subissant l'effet d'une fascination amoureuse qui n'a point de fin. « Allez radoter plus loin, répondent-elles. Le ciel nous fit délirantes. Est-ce pour la paresse ou la mort, ou le couvent? L'étoile ferme-t-elle ses yeux quand on la contemple? Plus malicieuse elle les cligne, comme s'il soufflait un vent d'amour. L'étoile se joue de ce doux attrait qui la rend si charmante au regard terrestre. »
Le madrigal est né dans la ruelle de Séville, dans un climat de feu, au bord d'une mer enchanteresse. Cette rue est un paradis.
Source : Gallica

Portrait de Zacharie Astruc Zacharie Astruc Le Généralife : sérénades et songes (1897)

Un tel silence est si tendre, si adorable, si exquis, si plein d'émotion que rien ne pourrait y faire diversion, pas même le plus terrible drame. Ils sont seuls au milieu des nonnes; une flamme toute divine les enveloppe. Leurs mains unies expriment l'éternelle félicité.
Mais les deux anges ont chuchoté des paroles inconnues ; leurs ailes frémissent; ils se regardent et paraissent inquiets. Sans doute, il est temps de retourner au ciel. Jésus se lève, en disant à sœur Epiphanie : « Salut, bien-aimée, je te laisse l'espérance : elle te soutiendra dans tes méditations. »
Source : Gallica

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