Résumé

Portrait de John Grand-Carteret John Grand-Carteret Napoléon en images : estampes anglaises… (1895)

C'est bien elle qui a envoyé Napoléon sur la terre pour accomplir son œuvre de grande faucheuse égalitaire, c'est bien elle qui doit se réjouir du retour de l'île d'Elbe amenant, à nouveau, les luttes et les batailles sanglantes.
Au seizième siècle, c'est d'Allemagne qu'était partie la grande sarabande de la danse des Morts, sorte d'appel aux sentiments égalit'aires, avertissant les grands de la terre qu'ils seraient, eux aussi, un jour, fauchés comme les petits et les humbles ; au dix-neuvième siècle, l'Angleterre incarnait dans Napoléon ce sentiment toujours vivace.
Source : Gallica

Portrait de John Grand-Carteret John Grand-Carteret Napoléon en images : estampes anglaises… (1895)

D'après la gravure, Norwich fut le théàtre de réjouissances désordonnées : un jeune et énorme taureau est rôti sur la place du marché et débité dans toutes les rues, la foule en délire s'en arrache les morceaux; en même temps, un baril de bière et un fût de liqueur sont distribués gratuitement, de là tumulte général; dans la soirée, illuminations et feux d'artifice.
L'effigie de Napoléon fut promenée dans les rues, puis on la pendit et on la brûla au milieu d'un feu de joie; sur des drapeaux, on pouvait lire : « Chute du Tyran, Paix et Abondance. »
Caricature de Rowlandson, 22 novembre 1813.
Source : Gallica

Portrait de John Grand-Carteret John Grand-Carteret Napoléon en images : estampes anglaises… (1895)

Le Diable français ou le Diable boiteux, c'est-à-dire un noble et un prêtre (on devine aisément que lui et Talleyrand ne forment qu'une seule et même personne) , montre, sur un sablier, que le temps passe et que la chute de Boney approche. — Le coq gaulois, renversant la religion, est son emblème.
Le Diable corse, ivre d'une ambition sans limites, porte une couronne de fer, ornée d'épines; il renverse le bonnet de la liberté, parce que la tyrannie est son idole. Le serpent et la hyène sont les vrais emblèmes de sa conduite et de son caractère infâme.
Source : Gallica

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