Joseph Calmette

Résumé

Joseph Calmette Napoléon Ier (1952)

« Je suis une bête d'habitude », disait de lui-même Napoléon. Il faut avoir présente à l'esprit cette boutade pour se faire une idée adéquate de ce qu'était, à l'ordinaire, sa vie quotidienne.
Il poussait jusqu'à la manie le souci de retrouver partout le même décor afin de faire et de voir faire les mêmes gestes. A Paris, à Saint-Cloud, à Fontainebleau, en campagne même, il faut que tout soit disposé sans variation. Mécaniser l'existence journalière, n'est-ce pas la plus sûre façon de réserver à des soins plus nobles le meilleur de son temps ?
Source : Gallica

Joseph Calmette Napoléon Ier (1952)

L'Empire a changé de décor. Son centre de gravité s'est déplacé. Depuis 1807, Napoléon avait sans cesse tendu à rendre plus personnel son pouvoir, à imiter en ce qu'elle avait de plus absolu, de plus spectaculaire même, la royauté dont il se voulait l'héritier : les Bonaparte, quatrième dynastie française, après les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens.
Or, en 1815, que voit-on se profiler ? Rien de moins on l'a dit et fort justement — qu'un « Empire libéral ».
Source : Gallica

Joseph Calmette Napoléon Ier (1952)

La science du mathématicien joue à plein. Elle bat tous les records. Les coups préparés sur la carte par le stratège portent sur le terrain avec une précision telle que la stupeur est jetée parmi ses ennemis, l'admiration parmi ses hommes. A une incontestable maîtrise de la technique en sa spécialisation la plus rigoureuse, Napoléon ajoute le don de parler aux soldats le langage qui convient, de les électriser, de frapper pour eux des maximes saisissantes, de faire en sorte que chacun des subordonnés croie voir à tout moment les yeux du chef fixés spécialement sur lui.
Source : Gallica

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