Frédéric Masson,
Napoléon et son fils
(1904)
“ La Révolution a-t-elle aboli la notion des moralités conventionnelles ? Le peuple, dans l'indulgence avec laquelle il regarde le Consul, se plaît-il à l'élever au-dessus des lois communes ? Souhaite-t-il inconsciemment que quelque mystère enveloppe l'origine de la dynastie nouvelle ? Nul ne se soucie des propos des aristocrates, et Bonaparte, s'il se peut, en devient plus populaire. Au fait, le sentiment qu'il éprouve est double, et, outre qu'il voit en Napoléon-Charles le premier né de sa race, il voit en lui le fils d'Hortense, quelque chose comme un petit-fils. ”
