Résumé

Charles Comte Mémoire adressé à la chambre d'accusation de la Cour royale de Paris… (1817)

Ce qui peut faire le salut de la nation est tout ce qui constitue la souveraineté de la nation , et rien autre chose ne doit être entendu sous ce mot fatal qui nous a été si funeste par l'importance que l'on a mise tour-àtour à la célébrer et à la proscrire. Non, le peuple n'a point de volonté , et il n'en a jamais eu. Dans les révolutions, il n'a que des passions et des fureurs ; dans l'état ordinaire, il n'a que les volontés de son gouvernement, bon ou mauvais. Non, pareillement, un monarque n'est pas le souverain absolu d'une nation
Source : Gallica

Charles Comte Mémoire adressé à la chambre d'accusation de la Cour royale de Paris… (1817)

Mais, au contraire, un prince qui, deux fois exilé de son pays, y rentre deux fois à l'aide des armées étrangères et d'un parti fanatique , haineux et intéressé , comme tous les partis depuis qu'il en existe au monde ; un prince qui, ramené au sein de sa patrie abîmée, n'a plus d'autre moyen d'en sauver les derniers restes qu'en y rétablissant l'union par de légers sacrifices qu'exigent l'honneur et l'opinion , le fanatisme, si l'on veut, du parti contraire; quand une armée brave et malheureuse ne veut céder qu'avec les honneurs militaires
Source : Gallica

Charles Comte Mémoire adressé à la chambre d'accusation de la Cour royale de Paris… (1817)

Cependant, il est des hommes auxquels tant de calamités ne peuvent suffire. Au milieu du deuil public, ils font entendre des cris de vengeance ! ils se montrent altérés de sang (1) ! Et quels sont ces hommes ? Ceux qui se sont opposés au retour de Bonaparte, ou qui en ont été les victimes, sans doute ? Non, ce sont ceux-là même qui lui ont prodigué leurs éloges et leurs sermens, tant qu'il a été sur le trône , et qui l'ont présenté à la France comme un nouveau messie auquel on ne pouvait pas résister, sous peine de damnation éternelle
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature