Code des délits et des peines

Définition et enjeux

Philippe-Antoine Merlin,  Répertoire universel et raisonné de jurisprudence… (1827-1828)

“ Tout condamné pour un fait antérieur à la publication du Code des délits et des peines, aura le droit de faire réviser son jugement et de demander à être acquitté, si ce fait n'était un crime que par rapport au système politique de l'ancien gouvernement, et s'il n'est pas qualifié crime dans ledit Code des délits et des peines. ”
Source : Gallica

Eugène Sicé,  Recueil de législation et de jurisprudence… (1913)

“ Définitions et distinction des crimes, délits et contraventions. — Le législateur n'a point défini en eux-mêmes les crimes, délits et contraventions. Mais considérant que la logique conduisait à frapper ces diverses infractions de peines différentes et en rapport avec leur gravité relative, il a simplement dit dans l'article 1er du code pénal : « L'infraction que les lois punissent de peines de police « est une contravention. L'infraction que les lois punissent de peines « correctionnelles est un délit. L'infraction que les lois punissent d'une « peine afflictive ou infamante est un crime ». ”
Source : Gallica

Antoine-Georges Blanche,  Études pratiques sur le Code pénal… (1861-1872)

“ Ces faits se qualifient, comme nous l'apprend l'art. 1er, à raison de la peine qui les réprime. Les infractions, punies par le Code pénal de peines correctionnelles, sont des délits, peu importe la place qu'elles occupent. La rupture de ban est donc un délit, puisqu'elle est punie de peines correctionnelles. Si elle est un délit, pourquoi ne serait-elle pas soumise comme tous les délits aux effets de la récidive lorsque cet état résulte d'une condamtion autre que celle qui a ordonné la mise en surveillance? ”
Source : Gallica

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