Résumé

Victor Émion Des délits et des peines, en matière de fraudes commerciales… (1857)

Rien n'est plus juste et plus simple. Le boulanger, qui a le droit de vendre le pain de fantaisie au prix qui lui convient, obtient ainsi une bonification facile à recouvrer ; de son oôté, l'acheteur se rend, au moyen du pesage, un compte exact du prix qu'il paie.
Peut-il y avoir dans ce fait, tromperie, de la part du boulanger, sur la quantité de la marchandise livrée?
Evidemment non, puisque l'acheteur connaît le poids réel de l'objet dont il se livre ; c'est en
parfaite connaissance de cause qu'il agit, et, par conséquent, on ne peut pas dire qu'il soit trompé par son vendeur.
Source : Gallica

Victor Émion Des délits et des peines, en matière de fraudes commerciales… (1857)

Le législateur a sagement agi en ne punissant que la tromperie sur la nature. Il a compris que la qualité est une chose difficile à apprécier ; que le défaut de qualité ne peut causer à l'acheteur un aussi grave préjudice que le défaut d'identité ; qu'enfin, si la tromperie sur la qualité était réprimée par la loi, on verrait trop souvent un acheteur, mécontent de son marché, dénoncer le vendeur pour un prétendu défaut à peine appréciable.
Source : Gallica

Victor Émion Des délits et des peines, en matière de fraudes commerciales… (1857)

La corruption, au contraire, est un phénomène naturel qui se produit sans aucune participation humaine. ; assurément la négligence apportée dans les moyens de conserver certains objets peut amener une décomposition plus prompte ; mais, en dehors même de toute négligence, la corruption de la matière est un fait naturel que l'homme est trop souvent impuissant à empêcher.
C'est donc seulement lorsqu'il y a détention de la part d'un marchand, vente ou tentative de vente, que la corruption peut donner lieu à la consommation d'un délit.
Source : Gallica

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