Résumé

Albert Bordeaux La loi du 12 février 1924 et la répression pénale actuelle des atteintes au crédit de l'État… (1936)

Elément indispensable à la marche des finances nationales et facteur important de sécurité politique, tel nous apparait donc le crédit de l'Etat. Or l'on comprend que la confiance accordée à l'Etat puisse être ébranlée sans peine, particulièrement à l'époque moderne où les phénomènes politiques, économiques et
sociaux se déroulent à une cadence inconnue des siècles précédents, où la rapidité des transports et celle des transmissions de la pensée par la radiotélégraphie font que les événements de tous ordres peuvent commencer à entraîner leurs conséquences le jour-même où ils se sont produits.
Source : Gallica

Albert Bordeaux La loi du 12 février 1924 et la répression pénale actuelle des atteintes au crédit de l'État… (1936)

Les faits faux sont des faits contraires à la vérité et eux seuls peuvent être un élément du délit à l'exclusion de la publication d'un fait exact, laquelle sans emploi de moyens frauduleux, ne saurait tomber sous l'emprise de la loi, même si elle était de nature à provoquer des retraits de fonds des caisses publiques. Bien que l'article premier n'ait pas encore donné lieu, à l'heure actuelle, à des décisions de jurisprudence, il est possible de caractériser dans une certaine mesure, tout au moins, les faits susceptibles de donner lieu à l'application de ce texte.
Source : Gallica

Albert Bordeaux La loi du 12 février 1924 et la répression pénale actuelle des atteintes au crédit de l'État… (1936)

II insista sur l'utilité de modifier la loi précédente « en présence des manœuvres criminelles dirigées contre nos devises nationales, de l'émotion soulevée dans l'opinion par les conséquences, si préjudiciables au crédit de l'état, de ces manœuvres. » Les faits à réprimer, disait-il, « sont des plus graves, ils sont inexcusables. Leur répression appelle des peines sévères. La loi à intervenir n'est-elle pas, au sens vrai du mot, une loi de défense nationale puisqu'il s'agit de sauvegarder le crédit de la France. »
Source : Gallica

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