Résumé

George Aubert Des infractions à la loi sur la presse en matière électorale… (1899)

Je suis de ceux qui pensent qu'une distinction profonde doit être faite entre les affiches et le livre, la brochure et le journal. Mais il y a un moment où j'estime que cette distinction, qui est dans la nature des choses, qui doit se rencontrer dans le jeu régulier et le fonctionnement normal de la vie nationale, doit être absolument abolie. J'entends parler des périodes électorales, de ces
heures si graves où la libre communication de chaque électeur, de chaque candidat avec l'ensemble de ses concitoyens se lie intimement à l'usage et à l'exercice de la liberté électorale.
Source : Gallica

George Aubert Des infractions à la loi sur la presse en matière électorale… (1899)

Nous avons vu qu'il faut en second lieu, pour constituer le délit de diffamation, que l'imputation ou l'allégation soient faites avec l'intention de nuire. Celle-ci sera toujours présumée : ce sera au prévenu à faire la preuve des faits capables de justifier sa bonne foi. L'intention de nuire consistera dans la volonté de causer un préjudice essentiel ou moral à un tiers, en lui imputant avec publicité, un fait vrai ou faux capable de le déconsidérer.
Source : Gallica

George Aubert Des infractions à la loi sur la presse en matière électorale… (1899)

Il est incontestable en effet que la sincérité du suffrage universel réclame que le candidat soit discuté le plus possible dans sa vie publique. Mais quelle sera la limite? Comme l'a fait remarquer le rapporteur de la loi, il serait impossible, quand il s'agira d'un candidat à une fonction élective, de séparer nettement, comme lorsqu'il s'agit d'un fonctionnaire, les faits qui se rapportent à sa vie privée de ceux qui ont trait à sa vie publique.
Source : Gallica

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