Résumé

Louis Facq De la publicité élément constitutif de l'infraction… (1935)

Mais l'individu qui s'exhibe en une attitude indécente blesse les sentiments de pudeur d'autrui et devient responsable du préjudice social par lui causé.
La publicité en droit pénal peut se présenter sous deux aspects différents : ou bien elle constitue en soi l'infraction ou bien elle n'en est qu'un élément constitutif. Dans la première situation c'est le fait même de publier qui est incriminé par la loi : la publicité est le délit. Dans l'autre cas la publicité n'intervient que pour donner à un fait particulier le caractère délictueux: la publicité fait le délit.
Source : Gallica

Louis Facq De la publicité élément constitutif de l'infraction… (1935)

Au fond, la destination du lieu est le véritable critérium de sa publicité. Ce qui fait le caractère public d'une rue, aussi bien que d'une salle de spectacle, n'est-ce pas toujours et uniquement la destination de ces lieux à l'accès ou à la circulation de tout le monde?
Il vaut mieux considérer la destination du lieu que la possibilité pour le public d'y accéder librement. Car un lieu peut être accessible à tout le monde, sans être destiné au public. C'est le cas de tous les lieux non clos, tels les champs ou les bois.
Source : Gallica

Louis Facq De la publicité élément constitutif de l'infraction… (1935)

Il suffirait de décider que l'outrage à la pudeur sera réputé public chaque fois qu'il aura été accompli en présence d'un tiers, cette présence enlevant à l'acte le caractère secret qui est, au fond, la seule excuse de l'immoralité. Ainsi, la publicité serait toujours effective, et sa preuve ne saurait soulever de difficultés sérieuses. Mais pour que l'atteinte à la pudeur d'une personne révèle chez l'agent une immoralité suffisamment dangereuse au point de vue social, il faudrait, bien entendu, qu'il ne s'agisse pas d'un témoin volontaire.
Source : Gallica

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