Pierre-Aubin Paillart

Résumé

Pierre-Aubin Paillart Les franchises de l'historien… (1866)

C'est au citoyen d'achever l'oeuvre de la loi. On n'est pas, dans ce monde, aimé, estimé, considéré, respecté, par la seule autorité de la chose jugée ; elle devient simplement, c'est là sa force et sa valeur, une garantie du bon ordre et de la paix entre les vivants. Chaque citoyen sacrifie, à la tranquillité générale, une portion de ses droits personnels et de sa liberté extérieure. Seulement les éloges comptent peu quand le blâme est interdit.
Revenons au jugement des morts, mieux gardés par l'opinion unanime qu'ils ne pouvaient l'être par la loi
Source : Gallica

Pierre-Aubin Paillart Les franchises de l'historien… (1866)

Quand un homme est mort, la religion impose le pardon de ses fautes, le devoir de prier pour lui ; ne parlons plus de ses restes bientôt consumés et disparus. Son âme appartient à la justice de Dieu ; sa mémoire appartient à la justice des hommes. Qui donc ferait taire la conscience publique? L'Église elle-même, dans sa clémence, a trouvé des anathèmes contre ses persécuteurs ; des saints ont consacré leur martyre en priant pour leurs bourreaux, mais la postérité féconde née de leur sang a gardé le droit, disons mieux, le devoir de maudire Néron et Dioclétien.
Source : Gallica

Pierre-Aubin Paillart Les franchises de l'historien… (1866)

Et quant à la classe moyenne, sa part dans l'histoire n'est-elle pas déjà à peu près faite ? Puisse du moins notre ciel assombri retrouver, sous les lois éternelles du mouvement et de l'équilibre, des étoiles nouvelles et n'être plus seulement éclairé, comme au hasard, par des météores passagers ! Nous nous prévalons avec grande raison de nos conquêtes morales, politiques et intellectuelles ; nous vantons le merveilleux avancement de l'industrie, le progrès des lumières et même, à certain point de vue, de la moralité publique.
Source : Gallica

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