Plaidoirie

Définition et enjeux

François Beslay Des formes et du style de la plaidoirie… (1860)

Vous le voyez, Messieurs, il y a deux grandes époques pour l'histoire de la plaidoirie, deux mouvements pour ses destinées. L'ancien régime de la plaidoirie, c'est l'imitation servile de modèles étran-
gers, c'est la perpétuelle affectation dans la parole, le respect d'une forme arbitrairement convenue.
Une fausse doctrine littéraire est le principe de ces errements funestes, c'est qu'il y aurait lieu à distinguer entre le fond et la forme, et que la parole peut
être éloquente et belle, quand la pensée n'est ni grande ni vraie.
Source : Gallica

François Beslay Des formes et du style de la plaidoirie… (1860)

Sa plaidoirie, miroir de son âme, reflète je ne sais quelle image lumineuse du droit et de la liberté.
Élevé dans les luttes d'un Barreau qui n'est pas le nôtre, Messieurs, mais appelé à tenir partout l'un des premiers rangs, un autre donne par son talent comme une définition vivante de l'éloquence elle-même, si
l'éloquence, comme l'a dit un ancien, n'est autre chose que la raison passionnée.
Source : Gallica

Félix Liouville Paillet, ou L'avocat : conseil d'un ancien aux stagiaires sur l'exercice de la profession d'avocat (1880)

En parlant du plaisir de plaider, je n'ai pas seulement en vue la plaidoirie d'apparat, prononcée au criminel, au travers de laquelle on aperçoit la hache ou le bagne, quand, des flots de peuple envahissant le prétoire, elle chausse le cothurne et, soutenue par l'éclat de l'affaire, la sympathie de l'auditoire, l'anxiété du résultat et le génie de l'avocat, elle s'élève à la hauteur des harangues de l'antiquité
Source : Gallica

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