Albert Desjardins,
Essai sur les plaidoyers de Démosthène
(1862)
“ L'on retrouve dans tous les discours de Démosthène, quels qu'ils soient, cette vie de l'éloquence qu'on appelle la passion, avec les différences qu'exige la différente nature des sujets qu'il traite. La passion ne consiste pas seulement dans ces mouvements par lesquels elle fait connaître son existence, dans ces éclats par lesquels elle se manifeste et se communique à la fois. Elle consiste aussi dans une chaleur continuelle qui anime tout le discours et sans laquelle il n'y a pas d'éloquence possible ; il faut que la passion soit comme répandue dans le corps de la plaidoirie. ”
