Paul Girard, Revue des Deux Mondes
“ Athènes, à ce moment, est au comble de la puissance : placée par sa victoire sur les Perses à la tête d’une vaste confédération destinée à prévenir une nouvelle invasion barbare, maîtresse de la mer, par ses vaisseaux, forte au dedans, riche, aimant les fêtes, où la religion déploie sa magnificence, imposant à tous les Grecs l’ascendant de son génie, suivant la belle expression de Thucydide, « véritable école de l’Hellade, » elle offre ce spectacle, assez rare dans l’histoire, d’un peuple vraiment digne de sa haute fortune par la façon dont il la tourne au profit général de la civilisation. ”
