Résumé

Léon Moy Étude sur les plaidoyers d'Isée (1876)

Une cause étant donnée , avec son cortége de circonstances de toute sorte, Isée va d'abord à tout ce qui est élément d'argumentation. Les faits ne se groupent pas, comme chez Lysias, dans une narration éthique et vraisemblable, où il entre quelque chose de l'art du romancier. Dans l'esprit logique d'Isée, les faits, les lois, les témoignages se coordonnent pour une économie de preuves ; une argumentation se construit; c'est là son principal effort. Pour ne le juger ici qu'au
point de vue de l'invention, c'est là le mérite saillant, c'est son caractère, sa gloire propre.
Source : Gallica

Léon Moy Étude sur les plaidoyers d'Isée (1876)

Dans le discours pour l'héritage de Ménéclès, et dans celui pour l'héritage d'Apollodore, les plaideurs s'appuient sur le même lieu : le respect dû à l'adoption. Mais le fils de Ménéclès, pour atténuer les allégations de l'adversaire qui le traite d'intrigant, a besoin d'entourer de pathétique le récit de l'adoption; il implore pour le mort et pour lui la pitié du tribunal devant lequel il se fait pauvre et humble. Le fils d'Apollodore, riche et considéré, insiste avec une réserve pleine de dignité sur la régularité inattaquable de l'acte
Source : Gallica

Léon Moy Étude sur les plaidoyers d'Isée (1876)

Thrasylle n'est point un adolescent, comme le neveu de Cléonyme, ni un homme du commun, comme le fils de Ménéclès, ni, comme le neveu de Dicéogène, un citoyen obscur et pauvre, dépouillé par un riche influent ; il est dans la force de l'âge, et sa situation est considérable ; il compte parmi les citoyens les plus imposés ; il a été archonte thesmothète, théore public aux jeux Pythiques. Il expose ses raisons sur un ton
calme et digne qui en double l'autorité, et que lui conseillent sans doute son passé politique et ses espérances.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature