Léon Moy, Étude sur les plaidoyers d'Isée (1876)
“ Sans doute Isée laisse assez volontiers éclater la passion, quand une idée politique ou religieuse peut se mêler à l'affaire ; mais lorsqu'il manie des faits purement privés, comment expliquer sa réserve dans l'emploi du pathétique, et comme sa timidité ? Certainement, le créateur de personnages si vrais, l'auteur de ces narrations pleines d'une émotion contenue, (Ménéclès, Ciron, Philoctémon) qui, d'une main sûre, touche et éveille tous les sentiments humains, pouvait, s'il eût voulu, jeter dans le plaidoyer, les éclats de la passion. ”
