Pierre Clavé, Alain Chartier, ou Le baiser de Marguerite… (1850)
“ ISAURE, de même. Tout est pérdu pour moi. ALAIN. Le ciel est pour vous, espérez ? (Ilsort au fond avec Marguerite.) SCÈNE VIII. ISAURE , seule. AIR : Grand Dieu ! que devenir : M'unir à sir Raoul, plutôt cent fois mourir ; Faut-il, hélas, trahir tout ce que j'aime ! Non , non, jamais, plutôt la mort. Je saurai de mes maux me délivrer moi-même, Avant que de subir mon sort. Unir sa vie à l'homme qu'on déteste, C'est le destin le plus affreux; Le trépas est moins rigoureux , C'est le seul espoir qui me reste. SCÈNE IX. ISAURE. MARTHE. elle rentre à gauche. ISAURE, vivement. ”
