Aglaé de Bouconville, L'amant de sa femme : comédie en un acte et en vers (1850)
“ Loranza ne peut t'appartenir. Lorsqu'on t'offre sa main, lié d'une autre chaîne, Peut-tu ne pas frémir du penchant qui t'entraîne ! Quel prestige funeste égara ma raison ! L'hommage de mon cœur n'est qu'une trahison. Quoi ! j'ai pu souhaiter de régner sur son âme, De m'unir à son sort. époux d'une autre femme ! Qu'ai-je fait? qu'ai-je fait? fatale illusion! Que pouvais-je espérer de cette passion ? Honte et malheur ! quel sort!. je maudis la journée Où j'ai serré les nœuds de ce sot hyménée, Cause de tous mes maux !. et le stupide objet Qui prépare à ma vie un éternel regret!. ”
