Résumé

Charles Decottignies Mes adieux à la Compagnie du chemin de fer du Nord… (1873)

Madame, vous faites fi de l'intelligence de vos employés sans protections. Appréciez bien vos torts, c'est dans vôtre-intérêt.
En 1863, j'étais en intérim de chef de
gare à Corbie. Un jour, on m'annonce, par dépêche, un train facultatif qui devait se garer chez moi, pour laisser passer l'express No 5, allant de Paris à Calais.
Heureusement, j'étais sur le quai, et que vois-je? Le mécanicien de mon train facultatif assis sur le coffre de droite de la machine et le chauffeur assis sur le coffre de gauche.
Tous deux dormaient du meilleur cœur, du sommeil du juste.
Source : Gallica

Charles Decottignies Mes adieux à la Compagnie du chemin de fer du Nord… (1873)

Je comprends votre empressement à vous débarrasser de vos vieux employés ?
Parbleu ! madame, comprenez-moi bien : Vous me donniez 1,500 francs d'appointements. Ce n'était pas trop, n'est-ce pas ?
surtout par le temps qui court.
Vous me remplacez par un jeune conducteur de 1,200 fr. Total : 300 fr. de gagné par an, et remarquez bien que j'exclus de ce total mes droits à la caisse de retraite, car à ce sujet nous aurons une lutte à
outrance et j'y laisserai ma vie plutôt que de me replier, fût-ce même en bon ordre.
Source : Gallica

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