Félix-Titus Courtat

Résumé

Félix-Titus Courtat La maternité (1848)

Innocente victime attirée à la tombe, Qui résiste à grand'peine, et lentement succombe; Etre, dès le jeune âge, orné pour son malheur D'un esprit pénétrant et du plus riche cœur, Qui, dans la pitié même offerte à sa souffrance, Voit le terme prochain de sa frêle existence, Qui s'attache à la vie, et de sa faible voix La demande à sa mère une seconde fois.
Puis de la femme encor peindrai-je la détresse, Quand l'enfant incomplet qu'entoure sa tendresse
Du ciel n'a pas reçu les bénédictions, Mais végète, privé d'intelligents rayons?
Source : Gallica

Félix-Titus Courtat La maternité (1848)

En prenant au maillot l'enfance mal formée, Où l'homme n'a su voir qu'une plante animée,: La jeune fille émue, au cœur a tressailli, Et sa tendresse prête a soudain accueilli
Un être à peine éclos dans sa frêle misère : Premiers et saints transports, de loin montrant la mère, Sans prendre une paroolle aux richesses d'amour Que seuls les fruits d'hymen recueilleront un jour!
Source : Gallica

Félix-Titus Courtat La maternité (1848)

Un amour vertueux Va d'un nouvel hymen orner les jours heureux.
Mais non. La sainte mère, au temps de la souffrance, De vivre pour soi-même a perdu la puissance, Et, vouée aux enfants, dont le constant bonheur Ne put être acheté qu'au prix de la douleur, Elle écarte loin d'eux une joie étrangère, Et ne les risque pas au pouvoir d'un beau-père.
D'autres fois un hymen ignorant le malheur Est frappé tout-à-coup. La mort, en son erreur,
Enlève un époux jeune, et l'affreuse indigence A la famille en pleurs apporte sa souffrance.
Source : Gallica

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