Résumé

Portrait de Mary Webb Mary Webb Sept pour un secret

L’esprit du mal appuyait beaucoup là-dessus. Eh bien, ces lapins eux aussi, inertes dans sa main, étaient pleins de vie il y avait une heure. Rien qu’un coup, un coup sans souffrance, et la vie les avait quittés... ils ne lui mangeraient plus ses choux-fleurs d’hiver. Et voilà cette Ruth, sans plus d’âme qu’un lapin... et un charmant crépuscule, de la neige pour faire une couverture... et le silence, une solitude absolue... l’oubli.
L’esprit du bien en Ralph, celui que sa mère avait aimé, que Gillian avait parfois entrevu, gémit : « Non ! » Mais l’esprit du mal le fit taire.
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Pendant que Robert fait pour elle le plus grand de tous les sacrifices, quelles sont les pensées de Gillian Lovekin à l’auberge de La Sirène, où brillent des lampes d’or, mais pas d’amour ? A-t-elle donc le cœur aveugle et sourd pour ne pas voir et entendre au loin l’agonie de celui qui l’aime ? Son rêve égoïste l’engourdit-elle au point, qu’enfermée en sa seule personne, elle perde ce qui fait la beauté de la vie ? Écoutez, oh, écoutez comme sonnent les heures ! Lentement le temps s’écoule. Peu à peu, sur la tête noire qu’elle aime, s’ouvre l’éternité.
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Dans ce crime, comme dans sa conduite à l’égard d’Émilie, de M. Gentil et des lapins, la responsabilité de Gillian Lovekin venait de ce qu’elle pensait uniquement à elle. C’est pour elle qu’elle s’était mariée, pour elle qu’elle s’était abandonnée aux bras de Ralph, pour elle qu’elle avait repoussé Robert. Elle était tellement enivrée d’elle-même que, tandis qu’elle aurait pu enfermer dans sa poitrine, comme un oiseau blotti au nid, ailes repliées, l’âme même palpitante d’un homme, elle ne s’en rendit jamais compte, mais, au lieu de cela, emplit ses mains de dons inutiles.
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