Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud

Résumé

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Misé Brun, par Mme Charles Reybaud… (1860)

Gaspard de Besse monte à Saint-Sauveur pour faire amende honorable avant de mourir. Dans un instant il va passer. Tout le monde court pour le voir, on s'étouffe dans la rue.
— Sortons un moment sur la porte, dit la tante Marianne en se tournant vers misé Brun.
— Oh ciel ! pour voir ce malheureux! répondit la jeune femme d'une voix altérée; non, non, le coeur me manque rien que d'entendre les cloches qui sonnent son agonie. Je vais prier Dieu pour lui.
— Allons, venez, insista Madeloun, quand ce ne serait que pour voir le monde qu'il y a là dehors, et rentrer tout de suite.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Misé Brun, par Mme Charles Reybaud… (1860)

Je balaye la cuisine, j'aide à l'écurie, et, quand je n'ai rien à faire dans la maison, je vais au bois. Et vous? ajouta-t-elle en regardant les mains fines et blanches de misé Brun; vous êtes une dame de la ville, vous ne faites rien?
—Je ne suis pas une dame, et je travaille du matin au soir comme toi, mais sans jamais changer de place, répondit la voyageuse, que son imagination ramena en ce moment dans l'obscure arrière-boutique où l'attendaient son siége vide et sa quenouille, debout entre la fenêtre et le mur.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Misé Brun, par Mme Charles Reybaud… (1860)

Madeloun suivait sa maîtresse, en tâchant d'imiter la tenue sévère et l'air gourmé de misé Marianne. La jeune femme était si absorbée dans ses pensées, qu'elle ne vit pas la mendiante qui s'était levée pour lui tendre la main, comme de coutume, et qu'elle oublia de prendre en passant de l'eau bénite. Sa situation l'épouvantait; comme toutes les femmes dont le coeur encore innocent s'ouvre aux fatales passions, elle ne se laissait aller à ce doux et terrible entraînement qu'avec des alternatives de faiblesse et de résistance.
Source : Gallica

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