Résumé

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot L'Héritier de Kerguignon. Illustrations de A. Pécoud (1934)

Quand ils se retrouvèrent dans la cour du Grand-Forban, le landau était attelé. Mlle Angélique s'y installa commodément, pendant que Cadok allait payer à l'hôtesse une note dont le total modeste ne fut pas un de ses moindres étonnements, et, un quart d'heure plus tard, ils partaient pour Kerhaliguen.
Il n'est rien qui se peigne dans la mémoire d'un homme comme les paysages qui ont enchanté ses yeux d'enfant. Les horizons les plus grandioses n'ont jamais eu le pouvoir de faire oublier les lignes du premier horizon, de celui qui a initié le regard aux beautés et à la vie même de la nature.
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot L'Héritier de Kerguignon. Illustrations de A. Pécoud (1934)

Il descendit avec Fine, remonta le fauteuil-trône jusqu'au grenier dont l'unique fenêtre dominait de haut l'Océan révolté. Puis, serrant les mains froides de Mlle Angélique qui l'avait suivi :
« Monsieur Cadok, vous nous quittez! s'écria Fine en joignant les mains avec effroi, vous abandonnez mademoiselle.
— Oui, puisque je suis inutile ici; mais j'aurai l'œil sur vous, et si la mer montait à m'inquiéter, je viendrais vous prendre.
— Va, mon enfant, dit Mlle Angélique, en se laissant tomber dans le vieux fauteuil : sois courageux, c'est ton devoir, mais pas d'imprudence. »
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot L'Héritier de Kerguignon. Illustrations de A. Pécoud (1934)

Cadok de Kerhaliguen nous l'a appris. N'ayant pas joui des providentielles tendresses qui sont en quelque sorte comme l'aurore de l'amour dans le cœur et le préparent tout doucement aux grands dévouements qui accompagnent la plénitude de la vie, il s'était laissé envahir par ce premier amour. L'homme qui a pu se répandre sur les êtres destinés par la bonté de Dieu à éveiller la vie de son cœur, l'homme qui a aimé son père, sa mère, sa cvœur, celui qui a l'alphabet de l'amour sanctifié et
béni, se livre moins vite aux orages de ce même cœur.
Source : Gallica

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