Cadok

Définition et enjeux

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot,  Cadok (2e édition) (1884)

“ Oui, » répondit Cadok, qui se sentit légèrement saisi devant cet homme, dont les traits semblaient avoir été taillés à coup de hache, et dont une longue balafre rougissait la tempe. Son saisissement ne l'empêcha pas de remarquer, non sans admiration, que ses larges pieds se posaient carrément, sans souci des piqûres, sur de beaux oursins si bien appelés dans le langage populaire « châtaignes de la mer », et qui cachent, sous l'enveloppe sombre qui faisait saigner les pieds délicats de l'enfant, un coquillage merveilleux de forme, de dessin et de délicatesse. ”
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot,  Cadok (2e édition) (1884)

“ Pendant que l'homme barbu s'en allait vers une autre partie
de la grève, Cadok, assis sur l'estacade, n'avait plus d'yeux que pour sa ligne ballottée par le flot.
Tout à coup le fil devint raide, l'enfant leva la ligne et jeta un cri de joie. Une petite dorade frétillait au bout. Cadok se tint à quatre pour ne pas embrasser le joli poisson, sa première capture. Il ôta délicatement de sa bouche la pointe meurtrière de l'hameçon et le plaça sur un lit de goémon où il put agoniser à l'aise. Puis, le cœur tout palpitant d'espérance, il rejeta sa ligne après avoir arrangé l'appât.
”
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot,  Cadok (2e édition) (1884)

“ Et ce n'était pas timidement, à demi-voix qu'il révélait à Cadok tous ces commerces illégaux, c'était à haute voix, la visière relevée, le poing sur la hanche. Le danger de toutes ces excursions, nocturnes pour la plupart, les ennoblissait singulièrement à ses yeux. C'est qu'il ne s'agissait pas du vol vulgaire, du vol tel que la loi le flétrit. Le plus hardi marin l'avouait ; pas un panier d'huîtres, pas un baril de cognac qui ne pût mériter la prison, et bien souvent coûter la vie. ”
Source : Gallica

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