Zénaïde Fleuriot,
Cadok (2e édition)
(1884)
“ Oui, » répondit Cadok, qui se sentit légèrement saisi devant cet homme, dont les traits semblaient avoir été taillés à coup de hache, et dont une longue balafre rougissait la tempe. Son saisissement ne l'empêcha pas de remarquer, non sans admiration, que ses larges pieds se posaient carrément, sans souci des piqûres, sur de beaux oursins si bien appelés dans le langage populaire « châtaignes de la mer », et qui cachent, sous l'enveloppe sombre qui faisait saigner les pieds délicats de l'enfant, un coquillage merveilleux de forme, de dessin et de délicatesse. ”
