Marc Pessonneaux

Résumé

Marc Pessonneaux La Pretantaine, par Marc Pessonneaux (1866)

Quand ils gravirent la côte, Salluste remarqua que Justin, sorti le dernier, marchait l'oreille basse comme un barbet fouetté ; il s'écria comme pour l'égayer :
« J'étais bien sûr que M. Pellagru ne partirait pas sans butin. Qu'a-t-il donc ainsi sur l'épaule ?
—Eh ! mais, dit Prospero, c'est le carquois de la fée amazone.
—Pourquoi, Justin, dit Inglorius, emportes-tu cette longue-vue ? Te l'a-t-on donnée?
—Je vous le dirai là-haut, » fut tout ce qu'on put arracher, pour l'instant, à la muette désolation du conspirateur.
Source : Gallica

Marc Pessonneaux La Pretantaine, par Marc Pessonneaux (1866)

« Bon! nous voilà vengés! dit Prospero. C'est au moins une déesse. Avez-vous vu son carquois ?
— Avez-vous vu sa baguette ? dit Inglorius ; c'est une fée ; je vous avais annoncé l'approche du pays. »
Mais voilà qu'au moment où, à la double exclamation de la rive droite, Justin et Salluste tournaient rapidement la tête, une seconde amazone, plus modeste par son costume, mais non moins triomphante dans son allure, traversa le tableau décrit par Inglorius.
« Double apparition! dit celui-ci. La féerie continue.
— C'est probablement la fée-groom, » dit Prospero.
Source : Gallica

Marc Pessonneaux La Pretantaine, par Marc Pessonneaux (1866)

Un jour que chacun était à sa besogne, la folle enfermée, le tuteur en tournée, les vieux domestiques à la cuisine, le concierge à sa grille, comme Laure était seule et qu'elle se résignait à tirer quelque point d'aiguille dans le cabinet de travail, croyant
avoir vu, inspecté, parcouru tous les coins et recoins du château, tout le champ de ses recherches, tout, hormis pourtant la tour noire toujours hermétiquement close, elle songea qu'à droite de la porte qui y conduisait, bâillait un petit caveau sombre d'où s'élançait un escalier à vis creusé dans une tourelle.
Source : Gallica

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