Paul Meurice,
Les Tyrans de village, par Paul Meurice
(1857)
“ Eh bien ! dans mon désespoir, j'ai consenti, une fois, à le voir, ce Louspillac; oui, j'ai parlé, en présence de Manon, au meurtrier de Jules ; j'ai fait la tentative absurde de toucher ce réprouvé. Ah! monsieur Michel, il n'a ni coeur, ni cervelle, ni esprit, ni conscience. Rien qu'une volonté aveugle et brutale. C'est vraiment terrible, allez! Qu'opposer à des muscles? Le bien, le mal, le juste, l'injuste, est-ce que cela a des rapports avec la force du poignet ? Attendrit-on le boulet ? Persuade-t-on le pavé? Monsieur, un homme peut toujours venir à bout d'un homme, mais non d'une chose. ”
