Léonce de Larmandie

Léonce de Larmandie

Résumé

Portrait de Léonce de Larmandie Léonce de Larmandie Excelsior: Roman parisien

La comtesse douairière de Vannes se concentre sur une broderie d'un dessin compliqué; sa fille, Blanche, à demi vautrée sur un divan, regarde les bibelots et les candélabres d'un air distrait et maussade.
—Eh bien! dit-elle tout à coup, voyant que personne ne se décidait à rompre l'auguste silence, eh bien, duc, nous apportez-vous des nouvelles du boulevard ou du club?
—Oui, ma chère. Enfin, quand je dis des nouvelles, elles se ressemblent toutes ces jours-ci. Ouvrez la première feuille venue, royaliste ou intransigeante, matinale ou vespérale, c'est Mérigue, toujours Mérigue, encore Mérigue.
Source : Gutenberg

Portrait de Léonce de Larmandie Léonce de Larmandie Excelsior: Roman parisien

J'accepte de tout coeur votre amitié... elle me sera précieuse. Seulement, je vous recommande bien de ne pas risquer votre vie pour m'apporter des fleurs.
—Je donnerais tout mon sang pour vous, répondit Jacques impétueusement... mais... de grâce... comprenez-moi. Ce n'est point de l'amitié que je vous apporte. Quand mon âme se donne, elle se livre tout entière. Encore une fois, pardonnez-moi... Mais je ne pense plus retenir un mot qui me brûle. Mademoiselle Blanche, je vous aime... d'amour?
—Je vous aime beaucoup, monsieur, répondit Blanche avec un tremblement.
Source : Gutenberg

Portrait de Léonce de Larmandie Léonce de Larmandie Excelsior: Roman parisien

Jacques de Mérigue, déshonoré, ruiné, perdu, la duchesse de Largeay, puissante et adulée, se traîne à vos pieds et vous demande grâce.
—J'ai pitié de vous, répondit Jacques.
—Quelle douce parole, mon ami... Puis-je la croire sincère?... oh! ce doute est une nouvelle offense. Oui, vous avez pitié de moi, vous, le martyr, de moi, le bourreau. Vous n'avez jamais menti, vous. Quand vous dites un mot, c'est la vérité qui descend du ciel. Merci. Merci.
Source : Gutenberg

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