Edmond Auguste Texier

Edmond Auguste Texier

Résumé

Portrait de Edmond Auguste Texier Edmond Auguste Texier Amour et finance (1856)

Mais je veux que personne ne se tue, dit-elle, pas même Lucien. Le grand malheur de Julia, c'est d'avoir un million de dot. Il est bien évident que M. Roullin voudra pour elle, ou plutôt pour lui, quelque fleur des pois séchée sur pied, quelque nom ruiné du faubourg Saint-Germain, ou tout au moins un paladin en haute situation du nouveau régime; mais la petite, que j'ai consultée à ce sujet, résistera comme une barre de fer. D'ailleurs, puisque tu veux absolument, mon amour, que Lucien épouse Julia, pourquoi le mariage ne se ferait-il pas? Est-ce que quelque chose peut résister à mon Hector?
Source : Gallica

Portrait de Edmond Auguste Texier Edmond Auguste Texier Amour et finance (1856)

C'était madame Roullin.
— A quoi pensez-vous donc, mon ami? dit-elle d'un accent ferme et résolu; vous vous tenez à l'écart pendant que vos amis se partagent le pouvoir.
— Quels amis? demanda naïvement le banquier. Madame Roullin fit un imperceptible mouvement
d'épaules qui indiquait toute la pitié que venait de lui causer l'interrogation de son mari.
— Mais vos amis politiques, vos amis de l'opposition.
— Et où sont-ils?
— A l'hôtel de ville! La cour est en fuite, et la révolution triomphe.
— Enfin! s'écria Roullin, qui parcourait la chambre avec agitation.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Auguste Texier Edmond Auguste Texier Amour et finance (1856)

Amour ! tu exaltes les croyants et tu transformes les sceptiques. C'est par toi que tout naît, que tout respire, que tout se renouvelle; tu es l'éternel dieu de ce monde qui a chassé tous les autres, et si grande est ta puissance, que tu pénètres jusque dans le coeur de ceux qui te nient !
Hector n'avait été d'abord pour madame Roullin qu'un homme résolu, d'une activité dévorante et qu'elle dirigerait à son gré dans le labyrinthe de la politique; jetée toute jeune dans les bras de Roullin, elle n'avait vu jusqu'à ce jour dans l'union des sexes qu'une odieuse brutalité.
Source : Gallica

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