Jules David

Résumé

Jules David Le dernier marquis. 2 (1838)

Le banquier disait tout cela d'un ton railleur et furieux à la fois, comme un homme qui tient à dissimuler sous un air dégagé les véritables sentiments qui l'agitent.
« — Dans quel but avez-vous agi de la sorte, » demanda le marquis ?
« — Cela n'est-il pas clair, » dit le banquier, « c'est une recette à l'usage des fils qui n'ont pas de père. Commode, très-commode en vérité; vous avez détrôné saint Vincent de Paul, Madame, vous êtes la véritable mère des enfants trouvés. »
Une larme jaillit des yeux de madame de Niéville, et coula lentement le long de sa joue.
Source : Gallica

Jules David Le dernier marquis. 2 (1838)

LE DERNIER MARQUIS. 343
m'imposer. Mais mon fils, Monsieur le marquis, celui-là a son honneur, qu'il vous est défendu de flétrir, et je ne vous permets pas même, à vous, de l'essayer. Mon fils n'a jamais rien reçu, rien voulu de moi; c'est mal à vous, marquis, de jeter un soupçon infamant sur un jeune homme obscur, sans nom, et qui n'a pour tout bien qu'une conscience pure.
— Et moi, » dit le comte de Versac, sur qui cette scène paraissait produire un effet profond, « je veux montrer au marquis combien il est injuste.
— Oh ! taisez-vous, » murmura madame de Niéville.
Source : Gallica

Jules David Le dernier marquis. 2 (1838)

Edouard, les yeux fixés sur le jardin, paraissait absorbé dans d'amères réflexions. Griffard regardait de temps en temps en remuant la tête de droite et de gauche, et en continuant à sifflotter; tout-à-coup, le jeune homme fit un mouvement en arrière comme pour échapper à un danger, et au même instant la voix de mademoiselle Dutaillis se fit entendre : elle chantait dans le jardin. « — Il paraît, » dit Griffard, « que le rossignol a fait sa mue, le voilà qui reprend; ses chansons. »
Edouard s'approcha du vieux commis; et, s'asseyant à côté de lui.
Source : Gallica

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