Louis Spach,
Le Nouveau Candide : première partie…
(1835)
“ Le baron leva les yeux, que jusqu'ici il n'avait osé diriger en face de l'homme qu'il blessait au coeur. Il reconnut un moment sur la figure de Paolo tant de tristesse unie à une franchise noble et mâle, qu'il se rassura sur le sort de Rosine. — « Permettez-moi, Madame, dit-il en s'avançant vers elle avec grâce et fermeté, permettez-moi de vous offrir mes hommages et mes adieux. » Rosine s'inclina légèrement; ses regards, noyés de larmes, mêlèrent une fois encore leurs rayons voilés à l'éclair impétueusement amoureux qui jaillissait des yeux d'Edouard; mais ce fut un clin-d'oeil. ”
