Charles de Bernard

Charles de Bernard

Résumé

Portrait de Charles de Bernard Charles de Bernard Gerfaut

Oh! je les guérirai par mes baisers!
—Bref, elle est comme la femme de Sganarelle, qui voulait être battue.
—Tu ramènes tout au grotesque.
—Écoute donc, je ne suis pas amoureux: je suis artiste. Si j’ai du trait dans l’esprit, ce n’est pas ma faute. Et toi, en ta qualité d’amant docile, tu es décidé à obéir? tu battras?
—Moralement.
—Eh bien, au fait, tu as raison. La science de l’amour ressemble à ces vieilles enseignes sur lesquelles on lit: Ici l’on coiffe à l’idée des personnes. Si l’idée de cet ange est qu’on lui tire les cheveux, coiffe-la à son idée.
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Portrait de Charles de Bernard Charles de Bernard Gerfaut

Mais demander le calme au cœur qui aime, c’est demander la lune sereine au ciel d’orage. Quoique son amant ne fût plus là, elle était encore sous le charme de cette passion brûlante autant que spirituelle qui répondait à la fois aux besoins de son âme, aux délicatesses de son goût, à l’activité de son intelligence. En ce moment, elle se trouvait heureuse de vivre; il n’était pas de pensée triste qui ne s’effaçât devant ce mot magique: il m’aime! Par une réussite bien rare, tous les détails de son raccommodement avec Octave lui plaisaient
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Portrait de Charles de Bernard Charles de Bernard Gerfaut

Un chapeau de feutre gris, posé sur l’oreille, laissait à découvert, du côté gauche, une grosse touffe de cheveux très frisés, d’un blond vif et brillant. Cette coiffure, et le voile vert qui flottait à chaque mouvement, comme la crinière d’un casque, donnaient un air singulièrement cavalier au frais visage de cette gentille amazone, qui brandissait en guise de lance une queue de billard.
—Clémence, s’écria-t-elle avec une pétulance incomparable, je viens de battre Christian; j’ai fait la rouge, j’ai fait la blanche, et puis le carambolage; j’ai tout fait.
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