Pr. Mérimée, Revue des Deux Mondes
“ Orso choisit le chant de l’enfer où se trouve l’épisode de Francesca da Rimini, et se mit à lire, accentuant de son mieux ces sublimes tercets, qui expriment si bien le danger de lire à deux un livre d’amour. À mesure qu’il lisait, Colomba se rapprochait de la table, relevait la tête qu’elle avait tenue baissée ; ses prunelles dilatées brillaient d’un feu extraordinaire ; elle rougissait et pâlissait tour à tour, elle s’agitait convulsivement sur sa chaise. Admirable organisation italienne qui, pour comprendre la poésie, n’a pas besoin qu’un pédant lui en démontre les beautés. ”
