Ambroise Vollard,
En écoutant Cézanne, Degas, Renoir
(1938)
“ Moi. — Quelle confiance vous aviez mise en M. Cézanne! ZOLA. — Nos camarades le tenaient volontiers pour un raté, et moi je ne cessais de leur crier : « Paul a le génie d'un grand « peintre! » Ah! pourquoi n'ai-je pas été bon prophète en la circonstance ? Moi. — Mais M. Cézanne était un travailleur enragé, et, de plus, il avait une imagination de poète! ZOLA. — Mon cher grand Cézanne avait l'étincelle. Mais s'il eut le génie d'un grand peintre, il n'eut pas la volonté de le devenir. Il se laissait trop aller à ses rêves, des rêves qui n'ont pas reçu leur accomplissement. ”
